Universal Works

Une marque facile à porter

Universal Works et Magma, ce sont deux univers qui étaient amenés à se croiser et à collaborer. La marque anglaise, créée en 2008, ne s’est jamais départie de son ADN originel : proposer des vêtements de qualité, stylés et fabriqués de façon responsable. Un dernier point essentiel dans l’esprit de David Keyte, fondateur de la marque et garant d’un certain état d’esprit.

Sa marque de fabrique ? Des vêtements casuals, inspirés de l’univers ouvrier dans lequel il a grandi. Ses collections évoluent naturellement, sans jamais renier les premières inspirations : le vêtement de travail est toujours présent, appuyé d’une touche de contemporain.
Keyte aime rappeler que sa toute première création, une veste très simple devenue iconique (la « Bakers Jacket », inspirée de celle que portait son propre père, boulanger), ne dépareille pas dans ses dernières collections.

Universal Works vu par Magma

DAVID KEYTE, L’HOMME DERRIÈRE LA MARQUE

David Keyte est né dans les environs de Birmingham, dans une petite ville du nom de Tamworth, en 1954. Sa passion pour les vêtements ? Elle découle d’un souvenir d’enfance bien précis, quand sa mère l’oblige à aller à l’école vêtu d’un short vert en velours côtelé. Le traumatisme est tel qu’à partir de ce moment-là, il jure de ne plus jamais laisser quelqu’un choisir ses habits à sa place.

INFLUENCES ET CRÉATION

Une année à bosser en tant que mineur lui suffit pour savoir que ce n’est définitivement pas ce qu’il veut faire de sa vie. Le week-end, il fuit vers les villes environnantes (Manchester, Leeds, Nottingham) et dépense sa paye dans des vêtements. Après un job dans une première boutique, Keyte s’installe à Nottingham et travaille pour une petite compagnie, à peine connue à l’époque : Paul Smith. Il participe à l’essor de la marque, collabore avec d’autres noms comme Maharishi ou Margaret Howell.  Puis il lance la sienne en 2008 : Universal Works est né, la première collection voit le jour un an plus tard.

Les influences ? Elles proviennent de films, notamment ceux de Wes Anderson, et des personnes croisées dans la rue. L’inspiration est partout. Notamment dans les vieilles personnes qui attendent le bus : « Ce qui caractérise les vieux, c’est qu’ils portent toujours des couches et des couches de vêtements… même en juin. Le but n’est pas de s’inspirer de leur style dans sa globalité, mais plutôt d’une association de couleurs ou de vêtements à laquelle je n’aurais pas pensé. »
Le style U.W se retrouve dans l’ensemble des vêtements proposés par la marque : vestes, pulls, chemises, chaussettes, bonnets…

L’ÉTHIQUE AU CŒUR DU PROJET

Aujourd’hui, Universal Works a son siège à Nottingham. La marque possède trois shops (trois à Londres, un à Nottingham), son rayonnement est mondial. Les vêtements U.W sont produits en grande partie en Angleterre et au Portugal. 

Derrière ce qui s’apparente à une grosse machine subsiste un sens de l’éthique immuable. Toutes les usines de production ont été personnellement visitées par Keyte, qui tient à s’assurer des conditions de travail du personnel.

« Personne ne devrait avoir un job de merde, un salaire de merde et une vie de merde parce qu’il fabrique une chemise. Je veux simplement que les personnes qui créent des pièces avec notre nom dessus travaillent dans de bonnes conditions. Et on ne peut pas faire des vêtements de qualité en bossant dans un mauvais environnement. C’est réellement ce que je crois. »

David Keyte

L’AVENIR DE LA MARQUE

Universal Works dans les années à venir ? C’est évidemment David Keyte qui en parle le mieux : « En partant du principe qu’il y a toute une partie du Monde qui aspire à s’habiller correctement, nous allons simplement tenter de répondre à cette attente. De façon honnête, avec une pointe d’humour et toujours guidés par la passion pour notre job. Simple, n’est-ce-pas ? »